Déployer des moyens de production en énergie renouvelable n’est plus qu’une question de temps et de volonté

Il y a quelques semaines Bloomberg New Energy Finance publiait une mise à jour des coûts de production actualisés d’électricité.

Selon BNEF, au Royaume Uni et en Allemagne, l’électricité d’origine éolienne coûte respectivement 85 et 80 $/MWh, désormais nettement moins chère que l’électricité produite par les centrales à charbon (respectivement 115$ et 106$/MWh) et que celle produite par les turbines à gaz à cycle combiné (respectivement 115$ et 118$/MWh).

Par ailleurs, BNEF note que le coût en Europe de l’énergie nucléaire est de 158$/MWh, évidemment sujet à des variations par pays.

Ces chiffres peuvent être comparés à d’autres, publiés par des organismes neutres et dignes de confiance, montrent que le coût des énergies renouvelables n’est désormais plus rédhibitoire.

Le développement de ces énergies prendra néanmoins du temps, pour des raisons techniques et financières. Il n’est pas possible de financer une substitution trop rapide des moyens de production d’électricité de même que le développement de telles énergies suppose une adaptation importante des réseaux de distribution et de leur conduite.

Par contre, rien ne peut empêcher les états ou les collectivités territoriales de fixer des lignes politiques claires sauf ….un manque de volonté.

Ces chiffres nous donnent également l’occasion de nous interroger sur l’industrie de l’énergie nucléaire. Faut-il vraiment la considérer comme une vache à lait durable ou est-elle déjà en train de basculer dans le camp des dilemmes ? Dans ce dernier cas, quel est l’intérêt pour la France et quelques autres pays européens d’investir lourdement dans cette industrie en regardant passer le train des énergies renouvelables ?

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