Pourquoi les villes devraient-elles devenir Smart ?

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Depuis un an, je vous ai proposé diverses réflexions sur l’évolutions des systèmes énergétiques dans les Smart Cities. La plupart de mes articles posent de manière sous-jacente la même question : pourquoi donc avoir soudainement besoin de développer des Smart Cities. Les villes n’auraient-elles jamais été Smart ou n’auraient jamais été résilientes ? Au regard des moyens dont elles disposaient dans le passé, il y a lieu d’en douter. Leur niveau de résilience reposait principalement sur la capacité d’action et de réaction, spontanée et naturelle, de leurs citoyens.

Pendant des décennies voire pendant des siècles, la plupart ont traversé avec succès des mutations sociales, économiques et politiques, avec, souvent, des structures légères de gouvernance.

J’ai tendance à penser, mais suis-je compétent pour cela, que l’évolution récente des gouvernances urbaines, les administrations et le contrôle associé (au sens domination, emprise et non au sens de vérifications) ont enlevé aux citoyens une part de leur contribution spontanée à la résilience des villes. Ils ont néanmoins gardé individuellement ou collectivement (à travers les entreprises dans lesquelles ils travaillent par exemple) une part d’auto-détermination qui leur permet encore de maitriser l’évolution de leurs aspirations et de leur activité.

Les Smart Cities viseraient-elles à compenser cette perte d’intelligence qui venait auparavant des citoyens en renforçant le pouvoir de contrôle des villes ou viseraient-elles à redonner aux citoyens les moyens d’intervenir dans l’évolution de leur ville ?

La prééminence de la technologie, la toute-puissance que les collectivités en attendent souvent, laissent penser que la première hypothèse domine : j’ai déjà exprimé en d’autres termes que ce scénario conduira de mon point de vue à un rejet des projets de Smart Cities par les citoyens.

Pour que la technologie permette aux écosystèmes urbains et donc aux citoyens d’évoluer de manière plus harmonieuse, sur les plans économique et social, la priorité doit être donnée à l’évolution des gouvernances urbaines vers des modèles plus décentralisés, vers un mode d’action centré sur la coordination et la mise en cohérence plus que sur la direction et le contrôle.

Vu sous cet angle, l’enjeu des villes est peut-être de retrouver une intelligence et une résilience en partie perdue, la technologie leur permettant d’atteindre cet objectif dans un contexte plus complexe et plus exigeant qu’auparavant.

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