L’économie du partage gagne le monde de l’énergie

Transactive grids est un projet américain emblématique du sujet. Le projet se propose de bâtir un micro-grid résidentiel, une communauté d’auto-producteurs de Brooklyn, se partageant leur propre production électrique. La taille de cette communauté n’est pas proportionnelle aux nombre d’articles qui ont révélé son existence : ils sont 5 auto-producteurs à participer au projet qui allie contrôle de la production distribuée et établissement de liens commerciaux entre voisins, sans intermédiaire.

Ce projet va plus loin que le mouvement d’ubérisation du marché dont j’ai déjà parlé : il traduit une volonté d’appropriation de l’auto-production par les producteurs eux-mêmes.

Ce projet, aussi symbolique soit-il, ne doit pas occulter qu’une même volonté anime les auto-producteurs de tous les pays : en Europe, cette volonté s’exprime souvent et des communautés commencent à s’organiser malgré les contraintes régulatoires.

L’économie du partage gagne du terrain dans de nombreux secteurs : il n’y a aucune raison pour que le monde de l’énergie y échappe.

De tels projets nécessite la mise au point de nouvelles technologies (telles que les technologies blockchain) mais ils ouvrent également la voie à des mutations profondes du positionnement des utilities. L’économie du partage n’affectera qu’une partie du business des utilities ; son développement sera lent, freiné par la stratégie défensive de utilities et par la nécessité d’évolutions de la réglementation.

Il me semble fondamental pour l’avenir que les principaux acteurs de l’énergie imaginent dès maintenant les opportunités dont ils pourront tirer parti plutôt qu’ils tentent une fois de plus de s’y opposer.

Accompagner le mouvement pourrait permettre la mise à jour de gisements de valeurs salvateurs pour les utilities.

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