Une transition énergétique se juge dans la durée

Une transition énergétique est comme une course à la voile transatlantique : plusieurs chemins sont possibles, chacun d’eux comprend embuches et difficultés (tempêtes, absence de vent), les positions intermédiaires des concurrents ne permettent pas toujours de prédire le résultat final. 

Et quel rapport avec les transitions énergétiques ?

 De très nombreux articles et commentaires s’appuient sur une photo, prise à un moment donné, d’une transition énergétique pour justifier et légitimer une prise de position. 

Un exemple ? 

Les énergies renouvelables (mettons-les toutes dans le même sac !) conduisent à une augmentation des émissions de CO2 et renchérissent les coûts de l’énergie. Une photo de la situation récente en Allemagne est prise comme preuve, se focalisant sur le regain d’activité des centrales à charbon, utilisée pour combler les déficiences temporaires des énergies renouvelables.

Mon propos n’est pas ni d’argumenter, ni de discuter cette position mais simplement de constater qu’il n’y a aucun sens de pointer du doigt le concurrent d’une course transatlantique souffrant d’une absence de vent sur une route différente des autres. Cela ne veut rien dire quant au résultat final.

Prendre l’Allemagne en exemple ne doit pas passer sous silence le résultat probant de toutes les actions entreprises dans ce pays, par ailleurs leader européen sur de nombreuses initiatives énergétiques.

Ce type d’argument me semble d’autant plus inadapté qu’il émane de spécialistes de pays dont les indicateurs en matière de transition énergétique sont plutôt à l’orange voire au rouge.

Mais ne serait-ce pas là quelquefois une simple tactique pour éviter une nécessaire remise en cause ?

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