Les villes doivent-elles avoir leur propre ESCO ?

Dans le cadre de leur politique énergétique et plus particulièrement d’efficacité énergétique, le principal enjeu rencontré par les villes est celui du financement de la réhabilitation thermique des bâtiments.

Dans ce cadre, le recours à des financements tiers via des Contrats de Performance Energétique s’impose souvent comme un moyen de réduire l’engagement financier de la ville.

Poussées par la volonté politique de s’engager résolument sur le terrain des économies d’énergie, par la croyance dans une forme de toute-puissance du secteur public, par la tentation de contrôler les opérations ou simplement par la nécessité de contourner simplement des contraintes imposées par le code des marchés, certaines villes (ou collectivités territoriales) sont tentées de créer leur propre ESCO.

Rares sont les exemples de telles expériences réussies, c’est à dire dont les risques financiers sont maîtrisés : le cœur des préoccupations d’une ESCO est en effet la maîtrise des risques juridiques et financiers. La compétence technique doit être complétée par une compétence de gestion de projet extrêmement rigoureuse.

Ce n’est pas faire injure aux structures publiques de tous les pays que de constater que leur mode de décision et d’action n’est pas adapté à ce type d’activité.

Il est préférable pour les villes et collectivités locales de s’appuyer sur des acteurs privés reconnus comme compétents pour une performance financière optimale et de garder une maîtrise indirecte du processus de rénovation.

Cela ne signifie pas pour autant la mise en place d’un programme de subventions qui représenterait un coût que le recours à des ESCOs voulait justement éviter.

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